Des enquêteurs spécialisés traquent les indices des incendies suspects
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Des enquêteurs spécialisés traquent les indices des incendies suspects
MARSEILLE, 1 sept 2010 (AFP) - Après les incendies de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône qui ont ravagé plus de 4.000 ha de végétation, des trio d'enquêteurs spécialisés (pompier-forestier-gendarme ou policier) sont entrés en action pour localiser précisément le départ des incendies et leurs causes.
Mardi à la première heure, la cellule technique de recherche des causes de feux de forêts (CTRC), coordonnée par le forestier Marc Clopez, étudiait à Fontanes (Hérault) garrigue et pinèdes calcinées pour découvrir le "point d'éclosion" de l'incendie et la "nature de la cause".
Au même moment à Cassis, la cellule Vulcain, pendant provençal de la CTRC, composée du technicien en identification criminelle Laurent Masson, de Pierre Laurent de l'Office national des forêts (ONF) et de Vincent Pastor du Service d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13), parvenait à localiser le départ de l'incendie.
"Nous n'intervenons que sur les feux suspects, (..) il s'agit des feux de grande importance, ceux qui présentent une sérialité", a indiqué Laurent Masson. En moyenne, les Bouches-du-Rhône connaissent 280 départs de feu par an.
"Quand le feu se déplace, il laisse toujours des traces, sur les arbres, les cailloux, les escargots, les tubules de vers de terre, ça peut être une odeur spéciale, une trace de suie, une carbonisation différente selon si l'on est devant ou derrière le vent", a expliqué à l'AFP Marc Clopez.
"Avec ces éléments, on détermine comment le feu s'est propagé et de là on arrive à retrouver la zone d'éclosion", a-t-il ajouté, indiquant avoir notamment recours à des détecteurs d'hydrocarbures.
Un savoir-faire qui a nécessité quinze jours de formation pour apprendre à "lire les traces".
Une fois la mission de localisation accomplie, les deux cellules ont alors passé au peigne fin une zone de "quelques mètres carrés" en quête d'indices.
"La majorité des incendies sont d'origine accidentelle: mégot, barbecue, brûlage mal contrôlé, étincelle en bordure de voie ferrée... Quand on est dans le domaine intentionnel, c'est plus compliqué, parfois on ne trouve rien", a indiqué Vincent Pastor.
Mais les enquêtes aboutissent parfois à l'arrestation des auteurs. Selon le Sdis 13, c'est grâce à son action que les gendarmes ont pu interpeller le 2 août à Gréasque (Bouches-du-Rhône) deux jeunes qui ont reconnu avoir allumé 11 feux sur la commune de Peypin entre le 6 et le 25 juillet. Et arrêter à Lançon de Provence l'auteur présumé d'un incendie qui avait brûlé près de 5 hectares au col du Télégraphe.
Dans le cas des incendies héraultais et provençal, les autorités ont pointé de probables origines criminelles. Une piste que le travail de ces cellules permettra ou non de confirmer.
"Jusqu'à présent, on avait très peu de malveillance dans l'Hérault", a juste dit Marc Clopez, tenu à la confidentialité sur l'enquête en cours.
L'idée de créer ces cellules était "d'améliorer l'aspect scientifique en recherchant des traces utiles notamment d'hydrocarbures ou d'accélérant", a expliqué à l'AFP le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest.
Elles "ont permis de sensibiliser les primo-intervenants sur le feu et de leur apprendre à ne surtout pas toucher la zone", a ajouté Vincent Pastor rappelant que "les pompiers sont les plus gros destructeurs d'indices".
"Depuis qu'on existe, on a une meilleure connaissance des causes d'incendie ce qui a permis d'améliorer la prévention des feux", a estimé Marc Clopez.
L'effet dissuasif est également présent. L'équipe de Marc Clopez s'est intéressée cet été à neuf départs de feux sur cinq à six jours: "le seul fait de se montrer sur le terrain a conduit à l'arrêt des départs", dit-il.
Source : Pompier.fr
Mardi à la première heure, la cellule technique de recherche des causes de feux de forêts (CTRC), coordonnée par le forestier Marc Clopez, étudiait à Fontanes (Hérault) garrigue et pinèdes calcinées pour découvrir le "point d'éclosion" de l'incendie et la "nature de la cause".
Au même moment à Cassis, la cellule Vulcain, pendant provençal de la CTRC, composée du technicien en identification criminelle Laurent Masson, de Pierre Laurent de l'Office national des forêts (ONF) et de Vincent Pastor du Service d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13), parvenait à localiser le départ de l'incendie.
"Nous n'intervenons que sur les feux suspects, (..) il s'agit des feux de grande importance, ceux qui présentent une sérialité", a indiqué Laurent Masson. En moyenne, les Bouches-du-Rhône connaissent 280 départs de feu par an.
"Quand le feu se déplace, il laisse toujours des traces, sur les arbres, les cailloux, les escargots, les tubules de vers de terre, ça peut être une odeur spéciale, une trace de suie, une carbonisation différente selon si l'on est devant ou derrière le vent", a expliqué à l'AFP Marc Clopez.
"Avec ces éléments, on détermine comment le feu s'est propagé et de là on arrive à retrouver la zone d'éclosion", a-t-il ajouté, indiquant avoir notamment recours à des détecteurs d'hydrocarbures.
Un savoir-faire qui a nécessité quinze jours de formation pour apprendre à "lire les traces".
Une fois la mission de localisation accomplie, les deux cellules ont alors passé au peigne fin une zone de "quelques mètres carrés" en quête d'indices.
"La majorité des incendies sont d'origine accidentelle: mégot, barbecue, brûlage mal contrôlé, étincelle en bordure de voie ferrée... Quand on est dans le domaine intentionnel, c'est plus compliqué, parfois on ne trouve rien", a indiqué Vincent Pastor.
Mais les enquêtes aboutissent parfois à l'arrestation des auteurs. Selon le Sdis 13, c'est grâce à son action que les gendarmes ont pu interpeller le 2 août à Gréasque (Bouches-du-Rhône) deux jeunes qui ont reconnu avoir allumé 11 feux sur la commune de Peypin entre le 6 et le 25 juillet. Et arrêter à Lançon de Provence l'auteur présumé d'un incendie qui avait brûlé près de 5 hectares au col du Télégraphe.
Dans le cas des incendies héraultais et provençal, les autorités ont pointé de probables origines criminelles. Une piste que le travail de ces cellules permettra ou non de confirmer.
"Jusqu'à présent, on avait très peu de malveillance dans l'Hérault", a juste dit Marc Clopez, tenu à la confidentialité sur l'enquête en cours.
L'idée de créer ces cellules était "d'améliorer l'aspect scientifique en recherchant des traces utiles notamment d'hydrocarbures ou d'accélérant", a expliqué à l'AFP le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest.
Elles "ont permis de sensibiliser les primo-intervenants sur le feu et de leur apprendre à ne surtout pas toucher la zone", a ajouté Vincent Pastor rappelant que "les pompiers sont les plus gros destructeurs d'indices".
"Depuis qu'on existe, on a une meilleure connaissance des causes d'incendie ce qui a permis d'améliorer la prévention des feux", a estimé Marc Clopez.
L'effet dissuasif est également présent. L'équipe de Marc Clopez s'est intéressée cet été à neuf départs de feux sur cinq à six jours: "le seul fait de se montrer sur le terrain a conduit à l'arrêt des départs", dit-il.
Source : Pompier.fr
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Re: Des enquêteurs spécialisés traquent les indices des incendies suspects
Un reportage était consacré à ces enquêteurs.
66 MINUTES sur M6 du dimanche 5 septembre 2010.
A revoir sur M6 Replay.
66 MINUTES sur M6 du dimanche 5 septembre 2010.
A revoir sur M6 Replay.

NOUNIX- DSM

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Re: Des enquêteurs spécialisés traquent les indices des incendies suspects
ils ont du boulot en ce moment ..
Apparement la cellule d'enquete est assez efficace .. Plusieurs feux criminels de cette saison estivale a été élucidée.
Apparement la cellule d'enquete est assez efficace .. Plusieurs feux criminels de cette saison estivale a été élucidée.
Invité- Invité
Re: Des enquêteurs spécialisés traquent les indices des incendies suspects
Dans le reportage, on peut bien voir la complémentarité des trois enquêteurs : SP, gendarme et ONF.
On y voit aussi la technique de détermination du point de départ de l'incendie.
Vraiment interessant...
On y voit aussi la technique de détermination du point de départ de l'incendie.
Vraiment interessant...

NOUNIX- DSM

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