Trois cents personnes luttent contre un feu exceptionnel
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Trois cents personnes luttent contre un feu exceptionnel
LAUSANNE | Le sinistre qui s’est déclaré dans les sous-sols d’un immeuble à l’avenue de Provence jeudi après-midi n’a pas pu être maîtrisé durant le week-end.
Trois jours et demi après la première étincelle, le feu ravage toujours le 2e sous-sol d’un immeuble de l’avenue de Provence, à Lausanne. Depuis jeudi, plus de trois cents personnes sont intervenues – parmi lesquelles des sapeurs-pompiers de la Ville de Genève. Depuis l’arrivée de matériel militaire samedi soir, des pompes déversent 18 000 litres d’eau du lac chaque minute dans le but de noyer le foyer, dont on estime qu’il pourrait brûler jusqu’à demain.
Il ne reste donc certainement pas grand-chose des 50 000 cartons d’archives qui étaient stockés dans cette pièce géante par l’entreprise Secur’Archiv. «Il faut imaginer une pièce souterraine haute de 3,5 mètres, grande comme trois quarts d’un terrain de foot, décrit le commandant du Service de protection et sauvetage Jean-Luc Berney. Le tout est rempli de protectus, ces armoires métalliques que l’on déplace pour accéder à leur contenu. Cette construction est particulière et la question de savoir si un si grand volume n’aurait pas dû être cloisonné est judicieuse.»
Ces conditions particulières expliquent les multiples échecs qu’ont connus les pompiers pour maîtriser le sinistre. Dans un premier temps, ils ont tenté d’intervenir directement sur le foyer de l’incendie, mais ont dû y renoncer en raison de la température très élevée, qui a atteint 1000 degrés, et de l’épaisse fumée.
Risques d’effondrement
Vendredi en fin d’après-midi, la dalle entre le 1er et le 2e sous-sol s’est partiellement effondrée. A partir de cet instant, la décision a été prise de ne plus pénétrer dans le bâtiment. Les pompiers ont ensuite percé la dalle du rez-de-chaussée pour créer un conduit et faire baisser la température; mais l’opération s’est révélée sans effets.
Samedi, une pelle mécanique a creusé une rampe pour accéder au 2e sous-sol depuis l’extérieur. Le mur a été percé sur le coup de 14 h, laissant pour la première fois apparaître les flammes. Malheureusement, si le trou a confirmé l’embrasement de toute la pièce, il n’a pas permis aux pompiers de pénétrer dans le bâtiment, la chaleur et les risques d’effondrement étant trop importants.
Devant cette succession de difficultés, les pompiers se sont résolus à noyer l’étage tout entier. Une trentaine de militaires ont ainsi été appelés en renfort pour installer des conduites spécifiques depuis le lac. L’opération est toujours en cours et devrait permettre d’enfin faire taire les flammes. Mais cet épilogue tant attendu ne sera que le coup d’envoi d’une impressionnante série de travaux de déblaiement, d’estimation ou d’inventaire, sans parler de l’enquête et de l’établissement des responsabilités.
Trois jours et demi après la première étincelle, le feu ravage toujours le 2e sous-sol d’un immeuble de l’avenue de Provence, à Lausanne. Depuis jeudi, plus de trois cents personnes sont intervenues – parmi lesquelles des sapeurs-pompiers de la Ville de Genève. Depuis l’arrivée de matériel militaire samedi soir, des pompes déversent 18 000 litres d’eau du lac chaque minute dans le but de noyer le foyer, dont on estime qu’il pourrait brûler jusqu’à demain.
Il ne reste donc certainement pas grand-chose des 50 000 cartons d’archives qui étaient stockés dans cette pièce géante par l’entreprise Secur’Archiv. «Il faut imaginer une pièce souterraine haute de 3,5 mètres, grande comme trois quarts d’un terrain de foot, décrit le commandant du Service de protection et sauvetage Jean-Luc Berney. Le tout est rempli de protectus, ces armoires métalliques que l’on déplace pour accéder à leur contenu. Cette construction est particulière et la question de savoir si un si grand volume n’aurait pas dû être cloisonné est judicieuse.»
Ces conditions particulières expliquent les multiples échecs qu’ont connus les pompiers pour maîtriser le sinistre. Dans un premier temps, ils ont tenté d’intervenir directement sur le foyer de l’incendie, mais ont dû y renoncer en raison de la température très élevée, qui a atteint 1000 degrés, et de l’épaisse fumée.
Risques d’effondrement
Vendredi en fin d’après-midi, la dalle entre le 1er et le 2e sous-sol s’est partiellement effondrée. A partir de cet instant, la décision a été prise de ne plus pénétrer dans le bâtiment. Les pompiers ont ensuite percé la dalle du rez-de-chaussée pour créer un conduit et faire baisser la température; mais l’opération s’est révélée sans effets.
Samedi, une pelle mécanique a creusé une rampe pour accéder au 2e sous-sol depuis l’extérieur. Le mur a été percé sur le coup de 14 h, laissant pour la première fois apparaître les flammes. Malheureusement, si le trou a confirmé l’embrasement de toute la pièce, il n’a pas permis aux pompiers de pénétrer dans le bâtiment, la chaleur et les risques d’effondrement étant trop importants.
Devant cette succession de difficultés, les pompiers se sont résolus à noyer l’étage tout entier. Une trentaine de militaires ont ainsi été appelés en renfort pour installer des conduites spécifiques depuis le lac. L’opération est toujours en cours et devrait permettre d’enfin faire taire les flammes. Mais cet épilogue tant attendu ne sera que le coup d’envoi d’une impressionnante série de travaux de déblaiement, d’estimation ou d’inventaire, sans parler de l’enquête et de l’établissement des responsabilités.
Source : Tribune de genève

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Re: Trois cents personnes luttent contre un feu exceptionnel
Ca me fait un peu penser au feu de Michelin ou il a fallu plusieurs jours pour noyer le foyer avec des lances à mousse...
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