SEPT POMPIERS AU TRIBUNAL - BAS-RHIN
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SEPT POMPIERS AU TRIBUNAL - BAS-RHIN
Sept pompiers à la barre
La journée d'hier a été essentiellement consacrée à l'audition des sapeurs-pompiers qui sont intervenus place des Charmes à Offendorf, le 30 juin 2006.
La journée d'hier a été essentiellement consacrée à l'audition des sapeurs-pompiers qui sont intervenus place des Charmes à Offendorf, le 30 juin 2006.
Par leurs déclarations, parfois déconcertantes, ils n'ont pas aidé à clarifier les débats.
Salvatore Cucchiara ne bouillonne pas. Mais à mesure que le procès avance, le quadragénaire accusé de meurtre montre quelques signes d'agacement.
Salvatore Cucchiara ne bouillonne pas. Mais à mesure que le procès avance, le quadragénaire accusé de meurtre montre quelques signes d'agacement.
Il semble nettement plus tendu qu'au cours des deux premiers jours d'audience.
Lorsqu'il a formulé ses aveux, le 25 juillet 2006 en garde à vue, Salvatore Cucchiara a indiqué avoir d'abord frappé sa victime au visage, avant de l'étrangler, pour finalement lui asséner les 47 coups de couteau fatals.
Lorsqu'il a formulé ses aveux, le 25 juillet 2006 en garde à vue, Salvatore Cucchiara a indiqué avoir d'abord frappé sa victime au visage, avant de l'étrangler, pour finalement lui asséner les 47 coups de couteau fatals.
Quand il s'est rétracté, l'accusé a expliqué aux enquêteurs qu'il avait échafaudé ce scénario sur la base des informations entendues de la bouche des secours le jour du drame.
Or les pompiers du corps local d'Offendorf, premiers sur les lieux, et leurs collègues du centre de secours de Bischwiller sont unanimes.
Or les pompiers du corps local d'Offendorf, premiers sur les lieux, et leurs collègues du centre de secours de Bischwiller sont unanimes.
S'ils ont pu spéculer entre eux sur le sort subi par Frédérique Schnoering, aucun n'a évoqué la possibilité d'un étranglement.
Les sept sapeurs sont venus le confirmer, hier, à la barre de la cour d'assises.
« M. Cucchiara est venu vers moi. Il avait l'air assez stressé »
Un pompier d'Offendorf se souvient de s'être étonné du comportement de l'accusé.
« M. Cucchiara est venu vers moi. Il avait l'air assez stressé »
Un pompier d'Offendorf se souvient de s'être étonné du comportement de l'accusé.
Il paraissait « nerveux, turbulent », en tout cas « plus agité que le père » qui venait pourtant de découvrir avec lui le corps sans vie de sa fille.
Un peu plus tard, alors qu'ils attendaient les gendarmes, certains pompiers se sont improvisés enquêteurs.
Un peu plus tard, alors qu'ils attendaient les gendarmes, certains pompiers se sont improvisés enquêteurs.
L'un marchait le long de la haie séparant la propriété des Schwoertzig - où Frédérique a été tuée - de celle de l'accusé.
« M. Cucchiara est venu vers moi et il m'a demandé ce que je faisais, raconte un pompier âgé de 17 ans à l'époque.
Il avait l'air assez stressé. C'est à ce moment-là que je lui ai dit que je cherchais une arme. »
Depuis son box, l'accusé rebondit : « Il m'a dit que vu les traces qu'elle avait au cou, elle aurait pu avoir été étranglée. »
Depuis son box, l'accusé rebondit : « Il m'a dit que vu les traces qu'elle avait au cou, elle aurait pu avoir été étranglée. »
« Je n'ai pas parlé d'étranglement », corrige le jeune secouriste.
La scène de crimepolluée et modifiée
Ce pompier, opérationnel depuis peu de temps, a manqué de précaution : il a marché dans le sang de la victime, laissant sur la scène du crime l'empreinte de sa chaussure.
Ce pompier, opérationnel depuis peu de temps, a manqué de précaution : il a marché dans le sang de la victime, laissant sur la scène du crime l'empreinte de sa chaussure.
L'un de ses collègues de Bischwiller, guère mieux inspiré, a déplacé un couteau qui se trouvait sur le plan de travail.
« Ça a été un geste réflexe, il aurait pu tomber », regrette le pompier qui voulait en fait vérifier si la lame était ou non tachée de sang.
Pour l'avocat de la défense, cette initiative a été « regrettable » : le meurtrier a très bien pu se saisir d'un autre couteau qui se trouvait derrière celui qu'on a saisi dans la cuisine.
Me Renaud Bettcher insiste également sur la concordance des déclarations de deux pompiers quant au placement du corps de Frédérique.
Me Renaud Bettcher insiste également sur la concordance des déclarations de deux pompiers quant au placement du corps de Frédérique.
En voyant les clichés des gendarmes, tous deux ont tiqué ; ils avaient en souvenir un positionnement un peu différent.
Aujourd'hui est notamment prévu l'interrogatoire de personnalité de l'accusé.
Aujourd'hui est notamment prévu l'interrogatoire de personnalité de l'accusé.
Article : DNA

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Re: SEPT POMPIERS AU TRIBUNAL - BAS-RHIN
Toujours le même problème sur les scènes de crimes. il faut déjà se rendre compte qu'il s'agit d'un crime, et ensuite que faire?
Notre protection n'est pas forcément assurée si on ne déplace pas certaines choses (arme à feu, arme blanche, machine...), et on ne sait pas comment réagir.
Il faut engager le minimum de personnel, en empreintant tous le même chemin, le long des murs, etc....
Mais les SP et les ambulanciers ne sont pas formés à tout ça. Cela devient préjudiciable dans certains cas.
Notre protection n'est pas forcément assurée si on ne déplace pas certaines choses (arme à feu, arme blanche, machine...), et on ne sait pas comment réagir.
Il faut engager le minimum de personnel, en empreintant tous le même chemin, le long des murs, etc....
Mais les SP et les ambulanciers ne sont pas formés à tout ça. Cela devient préjudiciable dans certains cas.
Dernière édition par seb1815 le Ven 23 Oct 2009 - 18:14, édité 1 fois
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Re: SEPT POMPIERS AU TRIBUNAL - BAS-RHIN
Il était question, il y a quelques années, d'ouvrir une formation de gestion de scène de crime.
Je n'en ai plus jamais entendu parler.
Comme tu le dis, avant la scène de crime, il faut encore le savoir.
La priorité est de porter secours.
Je n'en ai plus jamais entendu parler.
Comme tu le dis, avant la scène de crime, il faut encore le savoir.
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